Le mercure se glisse dans nos repas plus souvent que nous ne le pensons, mais dans l’alimentation, ce sont les produits de la mer qui en contiennent le plus. Les poissons de grande taille et à longue durée de vie ont tendance à présenter les niveaux les plus élevés, ce qui en fait la principale source d’inquiétude pour les consommateurs réguliers. Le mercure est mesuré en parties par million (ppm), ce qui signifie que même de minuscules quantités peuvent s’accumuler rapidement. Si vous mangez souvent du poisson, le fait de savoir quels sont ceux qui présentent le plus de risques peut vous aider à mieux choisir. Commençons par les fruits de mer qui présentent les concentrations de mercure les plus élevées.
1. Tilefish (Golfe du Mexique) – 1 123 ppm
Vivant jusqu’à 40 ans dans les eaux profondes, les tilefish du Golfe ont tout le temps d’absorber du mercure. Leur peau dorée brillante peut sembler attrayante, mais ne vous laissez pas tromper par leur éclat. Cette espèce figure parmi les choix les plus risqués qui soient.
2. Espadon – 0,995 ppm
Ce poids lourd des océans peut atteindre plus de 1 000 livres, et sa charge en mercure suit le rythme. Commun dans les mers chaudes, l’espadon accumule des toxines à mesure qu’il grandit. Bien que sa taille puisse impressionner au marché, pour des raisons de sécurité, il vaut mieux choisir un poisson plus petit.
3. Requin – 0,979 ppm
Les requins dominent la chaîne alimentaire, ce qui signifie malheureusement qu’ils accumulent une charge toxique. Leur longue durée de vie et leur régime alimentaire entraînent une accumulation de mercure dans leurs tissus musculaires. Quelle que soit l’espèce, la plupart présentent des taux trop élevés pour être consommés sans danger.
4. Thon rouge – 0,796 ppm
Très prisé et extrêmement toxique, le thon rouge figure parmi les poissons les plus riches en mercure. Sa grande taille et sa longue durée de vie permettent aux toxines de s’accumuler dans son organisme. Présent dans les sushis haut de gamme, ce mets délicat peut comporter des risques qui ne sont pas mentionnés sur le menu.
5. Maquereau royal – 0,73 ppm
Le maquereau royal file à toute vitesse dans l’océan comme un torpille, mais c’est ce qu’il contient qui devrait vous faire réfléchir. Présents dans l’Atlantique et le golfe du Mexique, ces prédateurs rapides contiennent d’autant plus de mercure qu’ils sont âgés et gros. Mieux vaut les éviter dans votre assiette.
6. Thon obèse – 0,689 ppm
Le thon obèse plonge en profondeur et vit longtemps, et le mercure reste avec lui. Souvent découpé en sushi ou en sashimi, plus le poisson est gros, plus le risque est grand. Lorsque vous commandez du poisson cru, il est utile de savoir ce qui passe réellement de la mer à votre assiette.
7. Orange Roughy – 0,571 ppm
Un poisson qui pourrait être plus âgé que vous ? L’hoplostète orange peut vivre 150 ans, ce qui laisse au mercure tout le temps de s’accumuler. Malgré son label durable, sa biologie en eaux profondes soulève de réelles inquiétudes. La longévité dans l’eau n’est pas synonyme de sécurité sur terre.
8. Barracuda – 0,5 ppm
Ils frappent vite et ont l’air féroces, et leur régime alimentaire composé de petits poissons rend les barracudas riches en mercure. Les plus gros spécimens sont les plus dangereux. Présents dans les eaux chaudes, ces poissons rapides sont plus beaux à admirer dans l’océan qu’à ajouter à votre prochain festin de fruits de mer.
9. Marlin – 0,485 ppm
Le marlin est un poisson de sport puissant, conçu pour la vitesse et la force. Mais cette masse musculaire contient également du mercure, en particulier chez les plus gros spécimens. Même s’ils peuvent enthousiasmer les pêcheurs, ils sont beaucoup moins attrayants dans l’assiette lorsque la santé est l’objectif.
10. Kingfish (Inde/Australie) – 0,454 ppm
Au large des côtes de l’Inde et de l’Australie, les kingfish règnent sur les eaux grâce à leur vitesse et leur puissance. Leur taille et leurs habitudes prédatrices en font les proies favorites des pêcheurs, mais ces mêmes caractéristiques font qu’ils accumulent rapidement du mercure. Dans l’assiette, ils présentent plus de risques que d’avantages.
À suivre : les fruits de mer à faible teneur en mercure.
1. Pétoncles – 0,003 ppm
Avec leurs rangées de petits yeux et leur goût doux et délicat, les coquilles Saint-Jacques apportent plus que de l’élégance dans l’assiette. Leur faible teneur en mercure et leur teneur élevée en protéines en font un choix idéal pour les cuire à la poêle, au four ou au grill sans hésitation.
2. Crevettes – 0,009 ppm
Les crevettes ne restent pas immobiles, tout comme leur popularité. Nageant et grandissant rapidement, elles laissent à peine le temps au mercure de s’accumuler. Qu’elles soient d’élevage ou sauvages, les crevettes apportent des protéines et de l’iode à votre alimentation avec très peu d’effets secondaires.
3. Palourdes – 0,009 ppm
Certaines palourdes vivent plus d’un siècle, tout en réussissant à contrôler leur taux de mercure. Des bols de soupe aux marmites à vapeur, ces petits coquillages sont une source de fer et de vitamines B. Propres et riches en nutriments, ils sont à la fois savoureux et sûrs.
4. Huîtres – 0,012 ppm
Les huîtres jouent un rôle discret dans le nettoyage des eaux côtières, ce qui contribue à maintenir leur teneur en mercure à un faible niveau. Elles sont riches en nutriments tels que le zinc et les oméga-3, et leur biologie unique ne fait qu’ajouter à leur valeur. Sûres et durables, elles sont difficiles à battre.
5. Sardines – 0,013 ppm
De la taille d’une bouchée et avec arêtes, les sardines apportent du calcium, de la vitamine D et une quantité minimale de mercure. Leur courte durée de vie signifie qu’elles ne restent pas assez longtemps dans l’eau pour en accumuler beaucoup. Directement sorties d’une boîte de conserve ou grillées fraîches, elles constituent un atout nutritionnel sous-estimé.
6. Tilapia – 0,013 ppm
Ne vous fiez pas à son surnom : ce « poulet de la mer » ne plaisante pas avec la sécurité. La croissance rapide du tilapia et son mode de vie en eau douce maintiennent les niveaux de mercure à un faible niveau. Sa saveur douce en fait un poisson très apprécié, que ce soit dans les tacos ou en filets cuits au four.
7. Anchois – 0,016 ppm
Aucune garniture de pizza n’est aussi efficace que l’anchois. Petit et situé au bas de la chaîne alimentaire, il échappe à l’accumulation de mercure. Riche en oméga-3 et en protéines, il rehausse les sauces et les collations sans susciter d’inquiétudes.
8. Moules – 0,015 ppm
Les moules ne se contentent pas de se nourrir, elles nettoient également. Ces filtreurs tirent les nutriments de l’eau et laissent le mercure derrière eux, à condition qu’ils soient récoltés dans des environnements propres. Riches en protéines, en fer et en vitamine B12, les moules s’accrochent aux rochers, mais s’adaptent parfaitement à n’importe quelle assiette.
9. Saumon (sauvage ou d'élevage) – 0,022 ppm
Les milliers de kilomètres parcourus lors de sa migration n’alourdissent pas le saumon de toxines. Sa position basse dans la chaîne alimentaire permet de limiter sa concentration en mercure. Qu’il soit d’élevage ou sauvage, c’est un aliment puissant pour le cœur, riche en protéines et en oméga-3, qui ne compromet pas votre sécurité.
10. Poisson-chat – 0,024 ppm
Les barbillons aident les poissons-chats à « goûter » leur monde boueux, mais ce qui finit dans votre assiette est d’une propreté irréprochable. Élevés dans des fermes d’eau douce à travers les États-Unis, les poissons-chats offrent des protéines maigres, peu de matières grasses et très peu de mercure.