Atchoum ! 10 facteurs courants qui provoquent les éternuements et 10 conseils pour un soulagement rapide
Avez-vous remarqué que vous éternuez davantage ces derniers temps ? À moins d’avoir reçu un diagnostic d’allergie, vous êtes peut-être à bout de nerfs, vous demandant ce qui bien peut vous chatouiller le nez. Après tout, l’éternuement est le moyen utilisé par votre corps pour débarrasser les voies nasales des irritants, et bien qu’il soit généralement inoffensif, il peut s’avérer agaçant, incessant et carrément épuisant lorsqu’il ne cesse pas. Voici 10 facteurs déclenchants courants qui pourraient vous aider à identifier ce qui vous fait dire « atchoum ! », ainsi que 10 conseils pour un soulagement rapide.
1. Pollen
Le pollen est l’un des principaux facteurs déclenchant les éternuements ; il touche des millions de personnes au printemps, en été et en automne, lorsque les arbres, les graminées et les mauvaises herbes le libèrent dans l’air. Si vous êtes allergique, votre système immunitaire considère le pollen comme une menace et libère de l’histamine en réponse, ce qui provoque les éternuements, les démangeaisons et la congestion associés au rhume des foins. La concentration de pollen est généralement plus élevée le matin et lors des journées chaudes et venteuses ; il est donc utile de consulter les prévisions quotidiennes pour vous organiser en conséquence.
2. La poussière et les acariens
La poussière domestique n’est que rarement de la poussière à proprement parler ; il s’agit plutôt d’un mélange de cellules cutanées, de fibres textiles et d’acariens microscopiques qui peuvent provoquer des crises d’éternuements, même chez les personnes qui ne se considèrent pas comme sujettes aux allergies. Les acariens prolifèrent dans la literie, les meubles rembourrés et les tapis, ce qui rend difficile de les éviter complètement sans faire un effort délibéré. Laver régulièrement la literie à l’eau chaude et utiliser des housses anti-allergènes sur les oreillers et les matelas peut réduire considérablement votre exposition.
3. Squames animales
Si vous êtes déjà entré dans une maison où vivent des chats ou des chiens et que vous avez immédiatement commencé à éternuer, les squames animales en sont très certainement la cause. Les squames sont de minuscules particules de peau rejetées par les animaux ; elles sont suffisamment légères pour rester en suspension dans l’air pendant de longues périodes et se déposer sur les meubles, les vêtements et les murs. Il convient de noter qu’aucune race n’est véritablement hypoallergénique, même si certaines produisent moins de squames que d’autres.
4. Les parfums et les fragrances capiteux
Les produits fortement parfumés, tels que les parfums, les eaux de Cologne, les désodorisants et les bougies parfumées, peuvent irriter la muqueuse nasale et provoquer des éternuements, même chez les personnes qui ne souffrent pas d’allergies classiques. Les personnes sensibles aux parfums constatent souvent que leurs symptômes s’aggravent dans les espaces clos où les odeurs ne peuvent pas se dissiper.
5. Spores de moisissure
La moisissure libère de minuscules spores dans l’air que votre nez peut facilement capter, en particulier dans les endroits humides ou mal ventilés comme les salles de bains, les sous-sols et les cuisines. Les allergies à la moisissure peuvent provoquer des éternuements persistants qu’il est facile de confondre avec un rhume, surtout par temps humide ou dans les bâtiments anciens présentant des problèmes d’humidité. Maintenir le taux d’humidité intérieur en dessous de 50 % et réparer rapidement toute fuite sont deux des moyens les plus efficaces pour limiter la prolifération de moisissures.
6. Lumière vive
Sortir dehors par une journée ensoleillée et éternuer soudainement a un nom : le réflexe photique de l’éternuement, qui touche entre 18 et 35 % de la population. On suppose que ce phénomène se produit parce que le nerf optique et le nerf trijumeau, qui contrôle l’éternuement, sont situés à proximité l’un de l’autre, et qu’un éclair soudain de lumière vive peut accidentellement stimuler les deux. Il s’agit d’un trait génétique ; ainsi, si l’un de vos parents éternue au soleil, il y a de fortes chances que vous en soyez également atteint.
7. Air froid
Inspirer un courant d’air froid et vif peut irriter les voies nasales et déclencher des éternuements, en particulier lorsque l’on passe d’un environnement intérieur chauffé à l’air froid extérieur. Ce changement brusque de température provoque une réaction de défense de la muqueuse nasale, qui produit alors un excès de mucus et déclenche le réflexe d’éternuement afin de s’adapter à ce changement. Les personnes souffrant déjà de sensibilités nasales ou de troubles respiratoires ont tendance à être plus gênées par l’air froid que celles qui n’en souffrent pas.
8. Les plats épicés
La consommation d’aliments épicés peut déclencher une crise d’éternuements qui n’a rien à voir avec les allergies, mais tout à voir avec la capsaïcine, le composé qui donne aux piments leur piquant. La capsaïcine stimule les mêmes terminaisons nerveuses des voies nasales que celles qui réagissent aux irritants, ce qui peut provoquer des éternuements pendant ou peu après un repas épicé.
9. Rhume et grippe
Les éternuements constituent l’un des premiers symptômes, et l’un des plus reconnaissables, du rhume et de la grippe ; ils surviennent lorsque votre corps tente d’expulser le virus des voies nasales. Contrairement aux éternuements liés aux allergies, ceux provoqués par le rhume et la grippe s’accompagnent généralement d’autres symptômes, tels qu’un mal de gorge, de la fatigue et un écoulement nasal, qui s’aggravent au fil des jours. Se laver fréquemment les mains et éviter tout contact étroit avec des personnes malades constituent vos meilleures défenses contre la contamination par les virus responsables de ces maladies.
10. Changements hormonaux
Le fait d’éternuer plus que d’habitude pendant la grossesse ou à certains moments de votre cycle menstruel n’est pas une simple coïncidence ; les fluctuations hormonales peuvent provoquer un gonflement des voies nasales et les rendre plus sensibles aux irritants quotidiens. Il a notamment été démontré que l’œstrogène influence la congestion et la sensibilité nasales, ce qui explique pourquoi certaines personnes constatent une augmentation notable des éternuements pendant certaines phases hormonales. Il s’agit d’une réaction temporaire et normale, même si elle peut être frustrante lorsqu’elle survient sans déclencheur externe évident. Vous cherchez un soulagement rapide ? Nous avons ce qu’il vous faut. Poursuivez votre lecture pour découvrir quelques conseils qui vous aideront à arrêter d’éternuer.
1. Essayez les antihistaminiques
Les antihistaminiques en vente libre constituent l’un des traitements de première intention les plus efficaces contre les éternuements d’origine allergique ; ils agissent en bloquant la réponse histaminique qui est à l’origine des symptômes. Des formules sans effet somnolent sont largement disponibles et peuvent apporter un soulagement en moins d’une heure chez la plupart des personnes, ce qui en fait une option pratique pour gérer aussi bien les éternuements soudains que chroniques. Les prendre avant de savoir que vous allez être exposé à un facteur déclenchant, par exemple avant de vous rendre dans un foyer où vivent des animaux de compagnie, peut s’avérer encore plus efficace que d’attendre que les symptômes apparaissent.
2. Rincez-vous le nez avec un spray nasal salin
Les sprays nasaux salins agissent en éliminant les irritants, les allergènes et l’excès de mucus des voies nasales, ce qui permet de traiter les éternuements à la source plutôt que de simplement masquer le symptôme. Ils peuvent être utilisés en toute sécurité plusieurs fois par jour, ne nécessitent pas d’ordonnance et conviennent à tous les âges, y compris pendant la grossesse, période durant laquelle de nombreux médicaments sont à proscrire. En gardant un petit flacon dans votre sac, vous aurez toujours sous la main une solution rapide et sans médicament lorsque les éternuements vous surprendront.
3. Gardez les fenêtres fermées
Les jours où la concentration de pollen est élevée, garder vos fenêtres fermées et privilégier la climatisation peut faire une différence notable quant à la quantité d’allergènes que vous inhalez chez vous. Cela peut sembler dommage de se priver d’air frais par une belle journée, mais le jeu en vaut la chandelle si le pollen est un facteur déclencheur récurrent pour vous.
4. Prendre une douche après avoir été dehors
Lorsque vous passez du temps à l’extérieur pendant les périodes de forte concentration de pollen, celui-ci se dépose sur vos cheveux, votre peau et vos vêtements, ce qui signifie que vous continuez à vous exposer à cet allergène même après être rentré chez vous. Prendre une douche et changer de vêtements après une activité en plein air est l’un des moyens les plus efficaces d’éliminer les allergènes de votre corps avant qu’ils n’aient le temps de continuer à irriter vos voies nasales.
5. Se chatouiller le palais
Si vous sentez un éternuement arriver, essayez d’appuyer votre langue contre le palais et de vous « chatouiller » pendant quelques secondes pour voir si cela perturbe le réflexe. On pense que cette stimulation interfère avec les signaux nerveux impliqués dans le déclenchement d’un éternuement, vous offrant ainsi juste assez de temps pour l’empêcher de se produire. Il convient de noter qu’aucune étude scientifique ne vient encore étayer cette théorie, mais il s’agit d’une technique inoffensive que beaucoup de gens trouvent intéressante d’essayer.
6. Pincez l'arête de votre nez
Si vous sentez un éternuement arriver et que vous souhaitez le réprimer rapidement, exercer une pression ferme sur l’arête du nez avec vos doigts peut parfois interrompre le réflexe d’éternuement avant qu’il ne se déclenche complètement. Cette technique agit en perturbant le signal nerveux qui déclenche l’éternuement, et bien qu’elle ne fonctionne pas à chaque fois, beaucoup de gens la trouvent très efficace en cas d’urgence (jeu de mots intentionnel).
7. Consommez des aliments anti-inflammatoires
Une alimentation riche en aliments anti-inflammatoires, tels que les baies, les légumes verts à feuilles, le gingembre et les aliments riches en acides gras oméga-3, peut contribuer à atténuer progressivement la réaction excessive du système immunitaire face aux allergènes. La quercétine, un composé naturel présent dans les oignons, les pommes et le thé vert, a fait l’objet d’études pour sa capacité à stabiliser les cellules qui libèrent de l’histamine, ce qui pourrait contribuer à réduire les éternuements liés aux allergies. Si l’alimentation ne peut à elle seule remplacer les médicaments en cas d’allergies graves, elle peut constituer une stratégie d’accompagnement utile lorsqu’elle est associée à d’autres approches.
8. Mouchez-vous
Se moucher dès que l’on sent un éternuement arriver peut aider à éliminer l’irritant à l’origine du réflexe. Cela ne fonctionne pas à chaque fois, et certaines personnes éternuent quand même juste après ; il s’agit donc davantage d’une première tentative utile que d’une solution infaillible. En gardant des mouchoirs à portée de main, vous serez toujours prêt à essayer avant que l’éternuement ne prenne le dessus.
9. Passez l'aspirateur et dépoussiérez régulièrement
Veiller à ce que le ménage soit bien fait est l’un des moyens les plus efficaces de réduire les facteurs déclencheurs d’éternuements à l’intérieur, en particulier pour les personnes sensibles à la poussière, aux acariens et aux squames d’animaux. L’utilisation d’un aspirateur équipé d’un filtre HEPA permet de piéger les particules fines au lieu de les rediffuser dans l’air, et essuyer les surfaces avec un chiffon humide plutôt que sec empêche la poussière de se disperser dans l’air pendant le nettoyage. Mettre en place une routine de nettoyage hebdomadaire régulière est plus efficace que des nettoyages en profondeur sporadiques, car les allergènes s’accumulent rapidement dans les espaces de vie.
10. Parlez-en à votre médecin
Si vos éternuements sont fréquents, persistants et perturbent votre quotidien, consultez votre médecin afin d’en déterminer la cause et de trouver un moyen de les soulager. Par exemple, un spray nasal à base de corticostéroïdes pourrait être le traitement le plus efficace à votre disposition ; ces sprays agissent en réduisant l’inflammation des voies nasales, s’attaquant ainsi à la cause sous-jacente des éternuements plutôt qu’au simple symptôme immédiat. Il faut quelques jours d’utilisation régulière pour qu’ils atteignent leur pleine efficacité, mais pour les personnes souffrant d’allergies nasales chroniques, ils sont considérés comme l’un des traitements à long terme les plus fiables qui soient.