10 signes indiquant que vous devriez peut-être passer une coloscopie et 10 conseils pour garder un côlon en bonne santé
La plupart des gens ne se soucient guère de leur santé intestinale tant qu’ils ne ressentent pas de problème, mais anticiper les problèmes potentiels peut faire toute la différence pour votre santé à long terme. La coloscopie est l’un des outils les plus efficaces dont disposent les médecins pour détecter précocement les problèmes, des polypes au cancer colorectal, et savoir quand en passer une, c’est déjà la moitié du chemin. Que vous approchiez de l’âge du dépistage ou que vous remarquiez des symptômes que vous ne parvenez pas tout à fait à expliquer, voici ce à quoi vous devez prêter attention et comment garder votre côlon en bonne santé.
1. Vous avez franchi une étape importante
Les recommandations actuelles préconisent que les adultes présentant un risque moyen commencent à passer des coloscopies dès l’âge de 45 ans, et il ne faut pas négliger cette recommandation. À mesure que vous vieillissez, le risque de développer un cancer colorectal augmente, ce qui fait des dépistages de routine un élément essentiel de vos soins préventifs. Si vous n’avez pas encore pris rendez-vous pour votre premier examen, c’est le moment idéal pour en parler à votre médecin.
2. Il y a du sang dans vos selles
La présence de sang dans les selles est l’un de ces symptômes qu’il ne faut jamais négliger, même s’il semble anodin. Cela peut être le signe de problèmes allant des hémorroïdes aux polypes, voire d’affections plus graves comme le cancer colorectal, et seul un examen approfondi permet d’en déterminer la cause. Votre médecin vous recommandera probablement une coloscopie afin d’examiner de plus près ce qui se passe.
3. Vous souffrez de douleurs abdominales persistantes
Il est tout à fait normal de ressentir de temps à autre un léger inconfort abdominal, mais il convient de prendre au sérieux les douleurs qui reviennent sans raison apparente. Des crampes ou des douleurs abdominales chroniques peuvent parfois être le signe d’une inflammation, d’une obstruction ou d’une excroissance anormale au niveau du côlon. Une coloscopie permet à votre médecin d’examiner visuellement la muqueuse de votre côlon et de détecter d’éventuels problèmes sous-jacents.
4. Vos habitudes intestinales ont sensiblement changé
Si vous constatez un changement important dans vos habitudes intestinales, comme le passage d’une régularité à une constipation ou une diarrhée soudaine et persistante, il est impératif d’en informer votre médecin. Des changements durables dans les habitudes intestinales peuvent indiquer un dysfonctionnement du côlon. Bien qu’il existe de nombreuses explications possibles, il est toujours plus prudent d’écarter les causes graves.
5. Vous avez des antécédents familiaux
Le fait d’avoir un proche parent chez qui un cancer colorectal a été diagnostiqué vous expose à un risque accru, et il se peut que votre programme de dépistage doive débuter plus tôt que ne le prévoient les recommandations standard. Les médecins conseillent généralement de commencer les coloscopies 10 ans avant l’âge auquel votre proche a reçu son diagnostic, ou à 40 ans, selon la première de ces deux dates.
6. On vous a diagnostiqué une maladie inflammatoire chronique de l'intestin
Des maladies telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse provoquent une inflammation chronique du tube digestif, ce qui peut, à long terme, augmenter le risque de développer un cancer colorectal. Des coloscopies régulières permettent aux médecins de surveiller l’état de votre côlon et de détecter précocement tout changement inquiétant. Si vous vivez avec une MICI depuis plusieurs années, votre gastro-entérologue vous en a probablement déjà parlé.
7. Vous avez constaté une perte de poids inexpliquée
Perdre du poids sans le vouloir peut sembler séduisant dans d’autres circonstances, mais cela peut en réalité être un signe d’alerte qui mérite d’être examiné. Une perte de poids inexpliquée, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes digestifs, est parfois liée à un cancer colorectal ou à d’autres affections gastro-intestinales. Votre médecin pourra vous recommander une coloscopie dans le cadre d’un bilan plus complet afin de déterminer l’origine de ce changement.
8. Vous présentez des saignements rectaux
Les saignements rectaux ne doivent pas être confondus avec la présence de sang dans les selles ; ils désignent les saignements qui surviennent pendant ou après la défécation. Si leur cause est parfois bénigne, comme des hémorroïdes ou une fissure anale, ils peuvent également être le signe de polypes ou de tumeurs cancéreuses nécessitant une prise en charge médicale. La coloscopie est souvent le moyen le plus fiable de déterminer l’origine du saignement.
9. Vous souffrez d'anémie ferriprive
Si votre médecin a constaté une carence en fer sans pouvoir en expliquer facilement la cause, le côlon pourrait en être la cause. Un saignement lent provenant de polypes ou de tumeurs dans le côlon peut entraîner une perte de sang progressive qui n’apparaît pas visiblement dans vos selles, mais qui épuise néanmoins vos réserves en fer au fil du temps. En cas d’anémie inexpliquée, une coloscopie est souvent recommandée pour vérifier si le côlon en est la cause.
10. Un dépistage précédent a révélé des résultats anormaux
Si un examen des selles, une coloscopie par tomodensitométrie ou une sigmoïdoscopie flexible a mis en évidence quelque chose d’inhabituel, une coloscopie complète est généralement la prochaine étape. Les examens de suivi ont leur raison d’être, et les ignorer sous prétexte que vous vous sentez bien entre-temps n’est pas une stratégie bénéfique pour votre santé. En restant vigilant face à tout résultat anormal, vous donnez à votre médecin les meilleures chances de traiter les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.
Prendre soin de votre côlon ne se limite pas à savoir quand passer un dépistage ; ce que vous faites au quotidien joue également un rôle essentiel pour le maintenir en bonne santé. Si vous voulez être sûr d’être en bonne santé, veillez à suivre ces 10 conseils.
1. Mangez beaucoup de fibres
Une alimentation riche en fibres est l’un des moyens les plus efficaces pour préserver la santé du côlon, et la plupart des gens n’en consomment pas assez. Les fibres facilitent le transit des déchets dans le système digestif, ce qui réduit le temps pendant lequel des substances potentiellement nocives restent en contact avec la muqueuse du côlon. Veillez à intégrer beaucoup de fruits, de légumes, de légumineuses et de céréales complètes dans vos repas quotidiens.
2. Hydratez-vous bien
L’eau joue un rôle plus important dans la santé digestive que la plupart des gens ne le pensent, et en boire suffisamment chaque jour permet d’assurer un bon transit intestinal. Sans une hydratation adéquate, les selles peuvent devenir dures et difficiles à évacuer, ce qui impose une pression inutile au côlon. Essayez de boire au moins huit verres d’eau par jour, et davantage si vous êtes physiquement actif ou si vous vivez dans un climat chaud.
3. Réduisez votre consommation de viande rouge et de charcuterie
Les études ont systématiquement établi un lien entre une consommation élevée de viande rouge et de charcuterie et un risque accru de cancer colorectal ; il est donc judicieux d’en limiter la consommation. Les charcuteries telles que les saucisses, le bacon et les viandes froides sont particulièrement préoccupantes en raison des nitrates et autres composés utilisés dans leur fabrication. Il n’est pas nécessaire d’y renoncer complètement, mais il est raisonnable de viser à les intégrer occasionnellement à votre alimentation plutôt que d’en faire un aliment de base quotidien.
4. Faites de l'exercice une habitude régulière
L’activité physique favorise la santé du côlon de plusieurs façons, notamment en réduisant l’inflammation, en contribuant au maintien d’un poids santé et en stimulant le système digestif. Des études ont montré que les personnes qui font régulièrement de l’exercice présentent un risque moindre de développer un cancer colorectal par rapport à celles qui mènent une vie sédentaire. Même une activité modérée, comme une marche rapide de 30 minutes presque tous les jours, peut faire une différence notable.
5. Limiter la consommation d'alcool
La consommation d’alcool a été identifiée comme un facteur de risque de cancer colorectal, et plus on boit, plus ce risque augmente. On pense que l’alcool peut nuire à la capacité de l’organisme à absorber les nutriments protecteurs et qu’il peut également avoir un effet irritant direct sur les cellules qui tapissent le côlon. Limiter sa consommation aux quantités recommandées, voire la réduire davantage, constitue une mesure raisonnable pour améliorer la santé du côlon.
6. N'ignorez pas l'envie d'aller aux toilettes
Cela peut sembler anodin, mais ignorer régulièrement l’envie d’aller à la selle peut, à la longue, exercer une pression inutile sur votre côlon. Se retenir trop souvent peut favoriser la constipation, ce qui augmente la pression dans le côlon et peut accroître le risque de développer des diverticules, ces petites poches qui peuvent se former dans la paroi du côlon. Être à l’écoute de son corps et y répondre rapidement est l’une des habitudes les plus simples à prendre.
7. Consommez davantage d'aliments riches en calcium
Certaines études suggèrent qu’un apport suffisant en calcium est associé à une diminution du risque de cancer colorectal ; il est donc important de prêter attention à la quantité que vous consommez. Les produits laitiers comme le lait et le yaourt en sont des sources bien connues, mais les légumes verts à feuilles, les amandes et les laits végétaux enrichis constituent également d’excellentes options. Si vous n’atteignez pas votre apport quotidien recommandé par le biais de votre alimentation seule, il peut être utile d’envisager de prendre un complément alimentaire en consultant votre médecin.
8. Arrêter de fumer
Le tabagisme est un facteur de risque bien établi pour de nombreux types de cancer, et le cancer colorectal ne fait pas exception. Les substances cancérigènes présentes dans la fumée de cigarette peuvent être absorbées dans la circulation sanguine et finir par atteindre la muqueuse du côlon, où elles peuvent causer des lésions au fil du temps. Arrêter de fumer est l’une des mesures les plus efficaces que vous puissiez prendre pour votre santé générale, et votre côlon en tirera un grand bénéfice.
9. Gérez votre niveau de stress
Le stress chronique n’affecte pas seulement votre humeur ; il peut également avoir des répercussions concrètes sur votre santé digestive, notamment en perturbant l’équilibre de la flore intestinale et en favorisant l’inflammation. Des niveaux de stress élevés ont été associés à des poussées de maladies inflammatoires de l’intestin, qui, à long terme, peuvent nuire à la santé de votre côlon. Intégrer des pratiques de gestion du stress à votre quotidien, que ce soit par le sport, le sommeil ou la pleine conscience, en vaut vraiment la peine.
10. Ne négligez pas vos examens de dépistage
La meilleure chose que vous puissiez faire pour votre santé intestinale est sans doute de respecter le calendrier des dépistages recommandés, même si vous vous sentez en pleine forme. Le cancer colorectal se développe souvent sans aucun symptôme à ses débuts, et c’est précisément pour cette raison que les coloscopies de routine sont si importantes. Discutez avec votre médecin pour établir un calendrier de dépistage adapté à votre âge et à vos facteurs de risque, et veillez à bien le respecter.